24/12/2008

Paris en alphabet...

 

« Paris en alphabet »







A comme Antoine (Saint) meubles, livres et disques vinyle à tous les étages.

B comme Beaubourg : son ventre est ouvert sur celui de Paris, son creux est un vacarme.

C comme Conciergerie, irascible déesse aux grands yeux de fer et d'acier.

D comme Drouot, golf et enchères, Richelieu et Hugo.

E comme Etoile, lambeaux de chiffon autour d'un ruban de colle.

F comme Front de Seine sur les ponts de Paris.

G comme Grands Boulevards où il y avait jadis tant de choses à voir.

H comme Halles qui ont quitté leur âme restée sur le carreau du temple inachevé.

I comme Invalides toujours aussi fiers de leurs jambes de marbre.

J comme Joconde, au Louvre son sourire nous mord.

K comme Kléber qui abandonna Colombes pour faire le mariole jusqu'au triomphe de l'arc.

L comme Lafayettes plus galeries que générales. Layettes pour Japonaises.

M comme Montparnasse ou Montmartre : les peintres y sont et prouvent que la réalité ne suffit pas.

N comme Notre-Dame sans  Lustiger et dans la nostalgie d’Esméralda.

O comme Opéra, grande bouffe et chocolat et les petits rats que le vent chassera.

P comme Pont Neuf au temps d'Henry IV comme aujourd'hui. A dormi dans les beaux draps de Cristo.

Q comme Quais des Fleurs, le temps ignoré à l'heure incertaine où la ville s'éveille.

R comme Rodin, roi des courbes sculptées et aimées dans les larmes de Camille Claudel

S comme Saint Lazare : gare ! La mémoire possède là des effondrements crasses.

T comme Tuileries : sur sa grande roue les carpes des bassins vont faire un tour les soirs de brume.

U comme ursulines, noires soeurs, nos semblables venues au monde terrestre.

V comme la Villette où l'on tranchait le lard. Farfouille et brocante à tous les étages.

W comme Wagram, pourquoi à Paris contrairement à Londres, nos places ont des noms de victoires ?

X  comme Xavier, un Saint  François digne de Loyola  et du Japon sans oublier les Indes.

Y comme le  mYstère de la  pYramide sans Ramsès au Louvre.

Z comme Zadkine : en bon fils de chronos demeura de marbre faisant le zouave où roucoulait la Seine.


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